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25.8.2026

L'avenir des transports ne se résume pas à l'électrique

Un sourire chaleureux. C’est la première chose que Vincent Yserbyt offre à ses invités, à ses clients et à ses collègues dans sa concession Mercedes-Benz à Waregem. On y observe un va-et-vient incessant d’employés qui font vivre le site : des chauffeurs qui arrivent au volant de camions rutilants, du personnel administratif occupé à s’occuper des clients, un technicien qui file à toute allure avec un carton de pièces détachées. Vincent les connaît tous par leur nom. « En tant qu’entrepreneur, il faut rester fidèle à ses normes et à ses valeurs. L’humanité et le respect… »

– Vincent Yserbyt, PDG de Ghistelinck Automotive

Un sourire chaleureux. C’est la première chose que Vincent Yserbyt offre à ses invités, clients et collègues dans sa concession Mercedes-Benz à Waregem. On y observe un va-et-vient incessant d’employés qui font vivre le site : des chauffeurs qui arrivent au volant de camions rutilants, du personnel administratif qui s’occupe des clients, un technicien qui file à toute allure avec une boîte de pièces détachées. Vincent les connaît tous par leur nom. « En tant qu’entrepreneur, il faut rester fidèle à ses normes et à ses valeurs. L’humanité et le respect sont les piliers sur lesquels repose cette entreprise, et c’est sur cela que nous continuerons de miser à l’avenir. »

Lorsque l’on pénètre sur l’immense site de Ghistelinck Waregem, on a du mal à
croire que feu Paul Ghistelinck ait un jour lancé l’entreprise avec un modeste commerce de véhicules militaires américains. Dans les années 1950, cet entrepreneur a noué des liens avec Mercedes-Benz, a décroché un contrat de concession, a considérablement développé l’entreprise et a rencontré Vincent Yserbyt : à l’époque, un jeune vendeur passionné par la marque. Vincent a gravi les échelons jusqu’au poste de directeur général, a rassemblé ses économies et le capital-risque nécessaire, puis a racheté l’entreprise au fils de Paul en 2006.

Une toute nouvelle salle d'exposition

20 ans plus tard, Ghistelinck Automotive est devenu un géant du secteur des transports. À l’occasion du 75e anniversaire de l’entreprise, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 730 collaborateurs, 39 succursales, pas moins de 750 camions vendus par an et plus de 10 800 voitures neuves et d’occasion. Grâce à des choix stratégiques avisés, des acquisitions et des investissements conséquents, Vincent assure la pérennité de son entreprise. « En 2026, nous accueillerons nos clients dans un tout nouveau showroom : un concept Mercedes-Benz unique en son genre qui leur offrira une expérience inoubliable et les aidera encore mieux à choisir le véhicule qui leur convient. »

Dans les ateliers également, Vincent utilise les dernières technologies pour permettre aux clients de reprendre la route plus rapidement. « Lorsqu’un client arrive pour un entretien, son véhicule passe par un scanner qui établit un diagnostic. On obtient très rapidement des informations sur les mises à jour nécessaires, l’entretien et les réparations, l’état de la carrosserie, l’épaisseur de la bande de roulement des pneus… L’entretien est ainsi toujours plus complet et plus rapide : une situation gagnant-gagnant pour les clients. »

Un amour sans limite pour la marque

Chez Ghistelinck, l’avenir du transport réside bien sûr aussi dans les véhicules eux-mêmes. Un eActros 600, l’impressionnant camion entièrement électrique de Mercedes-Benz, également élu « Camion de l’année », s’arrête devant nous. Dematra en compte également un dans sa flotte, aux côtés de deux autres modèles eActros. Vincent : « Quand j’ai postulé chez Paul Ghistelinck en 1988, c’était pour Mercedes. J’en suis passionné depuis tout petit. La marque est hors catégorie: cela se voit dans les moindres détails, y compris dans ce camion. Le design de la cabine, l'insonorisation, les systèmes de sécurité sophistiqués : tout est à la pointe de la technologie. Pour les chauffeurs, c'est un vrai plaisir de les conduire. »

Les chariots élévateurs électriques de Mercedes sonthors catégorie
.

Vincent est fier de pouvoir aider des entreprises telles que Dematra à devenir plus durables et à rouler sans émissions, mais il émet toutefois une réserve quant à l’électrification de la logistique belge : « L’avenir du transport ne repose pas uniquement sur l’électrique, mais justement sur une combinaison de différentes technologies : moteurs à hydrogène, véhicules électriques et moteurs à combustion interne conformes à la norme d’émissions Euro 7. Chez nous, chaque client bénéficie d’une solution sur mesure en fonction de son secteur d’activité – l’option la plus avantageuse sur le plan fiscal n’est pas nécessairement la bonne. »

Des miracles quotidiens

Même si 2023 et 2024 ont été des années fructueuses pour Ghistelinck, Vincent n’ignore pas les défis auxquels son entreprise est confrontée. « Nous souhaitons mieux maîtriser nos chaînes d’approvisionnement et misons donc sur l’intégration verticale. Au niveau européen, nos activités dans le secteur des poids lourds peuvent encore se développer. Et nous soutenons les entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans le nord de la France. »

« L'industrie automobile européenne traverse une période difficile », poursuit-il. « La production automobile se délocalise vers l'Asie, la législation devient de plus en plus stricte et complexe, les coûts salariaux et énergétiques deviennent progressivement insupportables, et aux États-Unis, par exemple, le climat entrepreneurial est plus favorable. » Vincent reste néanmoins optimiste. « Je crois à l'équilibre. L’Europe reste le continent le plus stable et dispose d’une grande résilience et d’un savoir-faire considérable : les décideurs politiques parviendront à rétablir l’équilibre et à stimuler à nouveau l’esprit d’entreprise.
Nous sommes plus forts ici que nous ne le pensons. »

Selon Vincent, la croissance continue de l’entreprise n’est pas seulement due à des choix stratégiques judicieux, mais aussi à ses collaborateurs. « Des miracles se produisent ici tous les jours. Un exemple : en 2023, le jour de l’Armistice tombait un samedi. Un jour férié comme celui-là, il est impossible de faire quoi que ce soit, et je m’étais déjà préparé au pire. À 16 heures, j’ai soudain reçu un appel d’un client polonais dont le chauffeur de camion était en panne à Calais à cause d’un démarreur défectueux. Des collaborateurs en Belgique et en France ont alors remué ciel et terre – et parcouru de nombreux kilomètres – pour faire parvenir rapidement une pièce de rechange à Calais et réparer le camion. Ce chauffeur a pu emprunter le tunnel vers
le Royaume-Uni le jour même. »

Nous souhaitons mieux maîtriser nos chaînes d'approvisionnement et misons donc sur l'intégration verticale.

« Je pourrais citer mille exemples de ce genre d'engagement », conclut-il. « Quand on instaure la confiance, on obtient en retour la loyauté. C'est ainsi qu'on tisse des relations à long terme, et que les clients deviennent des partenaires. C'est d'ailleurs le cas de Dematra : nous travaillons ensemble depuis plus de 50 ans, et nous espérons poursuivre cette collaboration pendant encore de nombreuses années. »

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